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Comment former les ingénieurs du futur
27.02.2020

Les entreprises technologiques et la communauté universitaire ont discuté de la formation des ingénieurs du futur et de l’importance de l’interaction entre les entreprises et les universités.

Le 19 février, la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCI France Russie), Nauka Innov, centre de coopération technologique, et la société Dassault Systèmes ont organisé une table ronde sur le thème «La nouvelle économie et les cadres: comment se préparer aux défis». L’événement a réuni des représentants d’entreprises technologiques, de la communauté universitaire et de plateformes éducatives. Maria Koulakhmetova, chef du département des relations avec les autorités publiques de  Dassault Systèmes, était modératrice de la table ronde.

L’employé parfait : esprit critique et soft skills

La réunion a été ouverte par Tatiana Chilova, chef du groupe des partenaires d’affaires pour le développement des talents, Deloitte, qui a parlé des compétences clés des employés dans le cadre de l’automatisation du lieu de travail. Tatiana a souligné l’importance des soft skills: capacité à communiquer et à s’adapter rapidement; et, par ailleurs, pensée critique et maîtrise des nouveaux équipements. Alina Doskanova, directrice générale adjointe de WorldSkills, un mouvement international à but non lucratif dont la mission est d’améliorer les standards de formation des cadres, a soutenu Tatiana Chilova. En 2019, le Championnat du Monde des Compétences s’est tenu à haut niveau à Kazan. Alina Doskanova a souligné que les médailles du championnat ont été décernées aux  participants dotés d’un esprit critique et de compétences en communication développés. Anton Ivanov, directeur du centre spatial de l’Institut des sciences et technologies de Skolkovo, a ajouté qu’en plus des compétences énumérées et de la connaissance des langues étrangères, le caractère systèmique de la formation des étudiants a une importance cruciale.

Une éducation moderne dès les bancs de l’école

L’ingénieur du futur doit être formé sur les bancs de l’école. Comme le note Roman Bondarenko, président de l’Association de l’Education 3D, dès l’école primaire, les enfants peuvent apprendre à dessiner des images 3D simples, alors que les collégiens et lycéens peuvent apprendre à dessiner des projets plus complexes et même se lancer en entreprise. L’Association de l’Education 3D organise une Olympiade 3D pour 400 élèves de toute la Russie, ainsi que des cours de formation en ligne pour les enseignants. En effet, pour former les ingénieurs du futur, les enseignants doivent être eux-mêmes suffisamment qualifiés. « Nous devons apprendre à oublier », explique Roman Bondarenko, « la génération plus âgée ne sait pas oublier les anciennes technologies, alors que la jeune génération utilise activement les nouvelles technologies. »

La société BiTronics Lab, fondée en 2015 par des diplômés de l’Institut de physique et de technologie de Moscou, fournit aux écoles un accès aux technologies modernes. L’entreprise s’efforce de créer les meilleures solutions éducatives dans le domaine des neurotechnologies, de l’intelligence artificielle et de l’interaction homme-machine. Timour Bergaliev, directeur général de l’entreprise, a déclaré qu’aujourd’hui de nombreuses écoles étaient prêtes à introduire des solutions BiTronics Lab dans le processus éducatif, alors qu’il y a  à peine quelques années la situation était différente.

L’interaction des entreprises technologiques et des universités est la clé du succès

Néanmoins, les compétences de base du futur spécialiste se forment à l’université. Alina Doskanova note qu’il existe aujourd’hui un «écart», un décalage de la société par rapport au développement des technologies, et le but de la société est de réduire ce décalage. En attendant, la formation des spécialistes affiche un retard de 2 à 7 ans. Pour l’éviter, il convient de mettre en place une collaboration intense entre les universités et les entreprises technologiques.

Tatiana Chilova a énuméré les meilleures pratiques d’interaction entre les entreprises et les universités: les départements de base et les facultés des entreprises dans les universités, la formation ciblée, les stages de fin d’études, l’aide aux étudiants dans la planification de carrière et l’organisation de concours spécialisés.

Marina Lvova, responsable de la direction académique de Dassault Systèmes, a parlé de l’expérience de coopération avec des étudiants. Dans le cadre des projets Project Base Learning, la société propose aux étudiants des contenus de vrais clients industriels. Les entreprises industrielles définissent les tâches que les étudiants résolvent avec des outils fournis par Dassault Systèmes. Project Base Learning rassemble autour d’un même projet des étudiants de différents pays.

L’événement a réuni des représentants des universités russes qui utilisent les technologies de Dassault Systèmes dans le processus éducatif: l’Université technique maritime d’État de Saint-Pétersbourg, l’Académie d’État d’art et d’industrie de Moscou Stroganov (Centre de recherche et d’innovation), l’Université russe de technologie chimique Mendeleev.

Alexei Lipis, directeur de l’Institut informatique de l’Université technique maritime d’État de Saint-Pétersbourg, a rappelé que la coopération entre l’université et Dassault Systèmes fête ses 25 ans. Selon lui, la formation des ingénieurs du futur fait partie des missions ordinaires de l’université. L’étudiant d’aujourd’hui est l’ingénieur du futur. «L’université doit toujours avoir une avance technologique sur l’industrie pour laquelle elle forme des cadres, d’une durée équivalente à la période de formation des étudiants. Pour cela, l’université doit avoir des partenaires technologiques, comme Dassault Systèmes », a souligné l’expert.

Les représentants d’une autre entreprise technologique, Schneider Electric, Daria Levitskaya, responsable du recrutement en Russie et dans la CEI, et Inga Batmanova, responsable du département des relations avec les établissements d’enseignement, ont partagé leur expérience d’interaction avec les universités et les étudiants. Daria Levitskaya a souligné que les étudiants d’aujourd’hui sont les futurs employés potentiels de l’entreprise, ses partenaires ou ses clients finaux, c’est pourquoi l’entreprise s’efforce de fournir aux universités des équipements pour l’enseignement. De plus, il est important de créer des centres de compétences sur la base des universités dans les régions où se trouvent les clients finaux de l’entreprise.

Anna Danilina, vice-présidente de l’Ecole Tech Entrepreneurship, a évoqué les difficultés de diffusion de contenu pour la formation dans les régions russes. Selon l’expert, si les principales universités de la capitale ne manquent pas de contenus modernes et de coopérations avec les partenaires technologiques, les universités régionales n’ont pas un tel accès à l’information. Par conséquent, la mission de l’École est de créer une bibliothèque de cas technologiques qui pourraient être utilisés par toutes les universités du pays.

La table ronde s’est terminée par les interventions des représentants de l’Institut de l’acier et des alliages de Moscou, Sergueï Oulianov, professeur, docteur ès sciences physiques et mathématiques, et Victor Oulianov. Les intervenants ont parlé des inventions de l’université, telles que: le calculateur quantique, les calculs et les algorithmes quantiques. Sergueï Oulianov a souligné l’importance des droits de propriété intellectuelle sur les inventions des universités et a conseillé aux universités  de s’orienter sur le marché dans leurs recherches. Victor Oulianov a parlé des programmes éducatifs ouverts par l’Institut de l’acier et des alliages de Moscou, de leur rebranding et des positions élevées de l’université dans le classement des universités russes.

A l’issue de la partie officielle de la réunion, des échanges informels ont eu lieu entre les intervenants, ainsi qu’une discussion sur les éventuelles coopérations entre les entreprises et les universités.

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